samedi 24 mars 2012

3-4 mars : Tautra mariakloster

A chaque fois que je pense au titre, et que je finis par choisir, j'imagine votre réaction... "Mais elle en pas marre de nous sortir des noms barbares, ça veut rien dire pour nous, peut-être qu'elle a une idée précise mais nous ça ne nous avance vraiment pas." Mais là, je pense que si vous essayez de faire un petit effort, vous pouvez arriver à obtenir une petite idée du lieu où j'ai passé ce week-end, déjà lointain, certes, dans l'enchantement le plus total. Un indice ? Lisez le nom à voix haute. Ma-ri-a-clo-stère. Ma-ri-a, ça vous fait penser à quoi ? Bon ce n'est pas l'indice le plus probant certes. Et closter ? ...

Une idée ???

...

Plusieurs idées ???


...

Bon le suspense ne sert plus à rien ! Tautra est... Ah oui, Tautra peut-être un indice ! :)

Tautra. Petite île du fjord de Trondheim.


Ca vous aide ???
Non ? Je continue alors ...
Petite île de 1,5 km2, reliée à la terre ferme par un pont de 2,3 kilomètres de long. Une grande partie des terres et de la mer environnante est classée zone protégée en raison des nombreuses espèces d'oiseaux qui y vivent. 

Toujours pas d'idée ?

L'île est au coeur du territoire viking, et y subsistent des ruines d'un vieux monastère cistercien, construit en 1207 et détruit sous la Réforme. 
Nous sommes allés admirer les ruines le dimanche avant de repartir :
Oui, ce sont des ruines ...
Tiens, monastère. Monastère cistercien. Frères. Moines. Cloître... Cloître... Cloître ... Closter....................................

Une idée plus précise maintenant ?



Oui je suis allée visiter un monastère. Pas toute seule (quoique l'envie me taraude d'y retourner, toute seule éventuellement). Mais avec une folle équipe de l'aumônerie. Elise la française qui joue du hautbois et déborde de joie. Alexandre le belge président. Bronislav le slovaque qui a une voiture. Et Gianluca l'italien qui se pose des milliards de question et qui est toujours volontaire. Et moi... Moi toute chamboulée parce que depuis la veille, le soleil est réapparu. Je ne pensais pas qu'il m'avait manqué autant que ça. Mais le voir en face pour de vrai, ça fait un choc. Agréable, le choc, mais un choc quand même. Bref un week-end au soleil, sur une île, loin de Trondheim (enfin pas tant que ça, on voit Trondheim de l'île ... ), le rêve !!!!

Nous partons de bon matin. Il ne faut pas croire que parce qu'on voit Tautra de Trondheim et vice-versa, qu'à vol d'oiseau il y a 15km entre les deux, qu'on y est en 20 minutes. Non, il faut au moins 1h30. Mais la route longe le fjord et avec ce soleil c'est magnifique. La route longe aussi un lac gelé où des messieurs sont assis, probablement pour pêcher.
Nous faisons une petite pause à quelques kilomètres du pont pour découvrir un haut lieu de l'ère Viking : celui du jugement qui suit tout voyage en bateau.  C'est un petit monticule verdoyant (la neige, où ça ???? En Norvège je comprendrais, mais là, c'est le printemps alors plus de neige, compris !) au sommet duquel est plantée une pierre gravée. Un peu style Stonehenge (d'ailleurs, quitte à faire des digressions, en voilà une belle. Si un jour (ou un soir, ou maintenant) vous vous ennuyez, et que vous avez envie de rire un bon coup tout en découvrant un artiste norvégien hors norme ... allez regarder cette vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=klJhWr_FTaE  (ne vous inquiétez pas c'est en anglais, sous-titré anglais ! ). Alors ???).
Boon après tant de texte les photos s'imposent :


La folle équipe !

Si vous comprenez le vieux norvégien ...
 Juste à côté, il y avait une vieille église rénovée. Le soleil, la mousse verte sur la pierre, le ciel bleu, le portail en bois, tout cela m'a fait penser à l'Irlande...


Dans l'Eglise, un bel orgue en bois qu'Alexandre s'empresse de faire résonner. C'est beau !

Et nous reprenons la route. Traversons le pont en admirant des oiseaux blancs et noirs, ou tout blancs ou blancs et noirs avec un peu moins de noir qu'avant. Et atteignons le monastère. Quelques maisons très norvégiennes. Au somment d'une petite pente donnant sur une plage de gros cailloux. Le fjord. Et, loin, là-bas, l'autre côté du fjord, toujours poudré de blanc. En continuant un peu sur la route nous arrivons devant le nouveau monastère, inauguré en 2003. Construction imposante de pierres orangées qui brillent au soleil.




Une petite soeur au sourire si réconfortant, image de la grand-mère des contes, vient nous accueillir. Nous donner de quoi manger pour les 3 semaines à venir. Nous montrer la maison où on peut utiliser la cuisine. Nous montrer la maison où on peut utiliser la salle de bain et dormir. Nous montrer le magasin qu'on a promis de nettoyer pour qu'il puisse réouvrir après l'hibernation. Et puis c'est l'heure de la prière de sexte. 
En entrant dans l'église, deuxième choc du week-end. L'église est un parallélépipède. De bois blond. Le toit, pointu en fait de larges vitres et d'un bardage du même bois blond laissant entrer la lumière et les ombres sans pour autant être assommés. Et le mur du fond, derrière l'autel est ... une baie vitrée donnant sur le fjord. Quel paysage plus beau et plus apaisant et plus calme et plus mouvant et plus toujours changeant toujours différent peut on contempler pour élever la prière ?




Prière de sexte. En norvégien. Evidemment. Mais mon esprit, tout entier tourné vers ces belles fenêtres, n'a pas besoin du texte des psaumes pour prier. Une soeur accompagne à la harpe. Elles sont 8, 6 soeurs et 2 novices.
Après l'angélus nous sortons. Et allons déguster une délicieuse soupe de poisson accompagnée de pain frais.
Nous allons ensuite faire le ménage dans la boutique (poussière sur les étalage, sol et fenêtres). Les soeurs vivent de leur travail. Elles vendent des savons. Et des livres. Et des baumes, crèmes, soins, shampoings ... (Intéressés ? http://www.tautra.no/soaps.asp?language=english (oui c'est ma minute publicité ! D'ailleurs si les savons ne vous intéressent pas mais qu'en apprendre plus sur ce monastère, ces soeurs ou juste regarder des photos, vous pouvez cliquer là : http://www.tautra.no/index.asp?language=english. Et même travailler votre norvégien ! :) ) ). Malgré une petite pause pour la prière de none, nous faisons rapidement ce qui nous est demandé tout en rendant un service inestimable aux soeurs. Pour elles, c'était le bout du monde, pour nous c'était quasiment inutile ... :)
Nous demandons plus travail et nous voilà envoyés pour laver les fenêtres d'une maison où elles accueillent les visiteurs. La maison donne sur le fjord, les fenêtres sont donc poisseuses de sel. Un ingénieux système permet de pivoter la fenêtre sur elle même pour pouvoir laver, quasiment sans effort, les deux côtés. Et moi, ça m'a inspirée pour quelques photos !


Après tant de travail, nous goûtons (oh les grands enfants) et discutons avec Soeur Anne-Elizabeth du sens du Carême, du jeûne, des efforts que nous pouvons faire.
Avant les vêpres nous prenons de jolies photos avec la lumière du couchant :



Nous continuons la discussion entre nous avant les complies et c'est très intéressant de comparer nos points de vue sur l'Eglise catholique, le pape, la communauté ou l'universalité.
La prière des complies se fait dans le noir c'est apaisant.

Nous dînons de délicieux spaghettis à la carbonara cuisinés par Gianluca et allons nous dégourdir les jambes au clair de lune jusqu'à une extrémité de l'île. Que c'est beau et agréable !

Puis nous regardons un film (Good bye Lénine, pas trop mal mais loin de l'hilarant promis sur le boîte). Et je vais passer un moment à admirer de faibles mais larges aurores boréales au dessus du fjord. Il n'y a que le ressac, pas d'autre bruit que ce calme va et vient d'eau, sous le ciel étoilé.

A 4h20, c'est l'heure des vigiles, suivies d'un thé chaud et d'une prière d'adoration silencieuse. Le noir du ciel se diluait peu à peu, prenant une teinte plus bleutée et à 5h45, quand je suis retournée me coucher l'horizon était déjà jaune, le jour pointait ! Finalement, l'hiver est vite parti ! :)


7h20, nouveau réveil pour les laudes de 7h30. Le jour est complètement levé,c'est beau !

Petit déjeuner avant la messe de 9h qui débute avec la prière de tierce. Un frère cistercien irlandais vit dans une maison à coté du monastère et officie pour les soeurs.Comme la plupart de soeurs sont américaines et que lui est irlandais ... l'homélie est en anglais, ouf !
Après la messe, les soeurs accueillent les visiteurs autour d'une tasse de thé ou de café. La veille, les frères de Levanger étaient venus, apportant une version francisée d'un gâteau norvégien, qu'elles sont ravies de nous offrir. Avant sexte, nous avons la possibilité de nous entretenir personnellement avec une soeur. Et j'ai la chance de discuter avec Soeur Gil-Christ (?), québécoise d'origine et au sourire mémorable.
La prière de sexte est suivies d'un repas en silence avec les autres visiteurs du monastère. Devant moi est posé un bouquet de branches d'arbres qui bourgeonnent rehaussées de noeuds de papier de soie coloré, l'espérance est en chemin !
Après le déjeuner nous partons marcher vers un arbre qui m'intrigue depuis que nous sommes arrivés.


Eh bien, il est aussi fascinant de près que de loin. Ses branches noueuses se détachant sur le ciel, sont corps formé, déformé, adapté au vent, et cet équilibre malgré tout, comme s'il lévitait.



 Des élevages de moutons et de vaches et, un peu plus loin une zone protégée pour les oiseaux. Au loin, on voit Trondheim...

Nous rentrons au monastère pour ranger nos affaires et faire le ménage. Nous partons après la prière de none.

Un saut jusqu'aux ruines de l'ancien monastère. Et la même route dans l'autre sens. Le pont au dessus du fjord et les oiseaux autour. La route. Qui longe le fjord. Tourne autour d'îlots feuillus. Autour d'un lac gelé où un homme est assis, peut-être pêche -t-il (est-ce le même qu'hier ?). Remonte jusqu'à Trondheim.








Un beau week-end, certes pas de tout repos, mais qui me rend à ma vie quotidienne avec une paix et une joie profondes. Et comment mieux supporter le quotidien et les petits soucis qu'avec cette illumination paisible et un grand sourire ?

lundi 19 mars 2012

26 février : a day out in the snow !

C'était le concept de la sortie proposée par ESN (l'association pour les Erasmus, tenue par des norvégiens) pour ce dimanche. Aller à Bymarka (le paradis des norvégiens du week-end par tout temps : randonnée et baignade frigorifiante l'été, ski l'hiver) pour un barbecue. En réalité, aller à Bymarka pour skier et s'arrêter pour faire griller des pølser (les saucisses norvégiennes : imaginez des saucisses de Strasbourg de la pire sous-marque que vous connaissez, ajoutez beaucoup de gras, retirez un peu de goût ... c'est à peu près ça ! ).
J'y suis allée sans skis (pas pris le temps de prévoir ... et la météo n'était pas de très bon augure) et, figurez vous qu'ils m'ont manqués ! Je me suis dit que finalement, je n'étais pas complètement traumatisée et que j'aimerais bien réessayer. Pas mal, non ? 
Le lieu de rendez-vous était l'aire de jeux pour les enfants. Un vrai espace avec des vagues de neige, des bosses, des mini-pistes de ski de fond où de petits norvégiens et leurs parents s'essayent au ski de fond, au saut à ski, aux chutes et aux redressements de situation. C'était bondé, comme toutes les pistes de ski de fond pendant le week-end...

" Piste du troll "
 

Et un barbecue. Quelques personnes ont fait l'effort de venir, grillent des saucisses, du pain à hot-dog, aspergent le tout de ketchup et d'oignons grillés.
J'ai eu l'occasion de vérifier deux idées reçues sur les norvégiens :
1. la cire à ski
Je me souviens de la conférence sur la culture norvégienne du premier jour d'accueil par l'Université. Après nous avoir montré que les norvégiens naissaient les skis aux pieds, le professeur nous expliqua qu'ils avaient une passion immodérée pour les cires à ski. Qu'il faut appliquer précautionneusement avant de partir se promener après l'avoir choisie encore plus précautionneusement. Parce que sinon ... Sinon, ça donne mon buddy ton énervé. Il avait choisi la mauvaise cire, la neige collait à ses skis, il l'avait retirée, ses skis ne collaient plus à la neige... Eh bien ce n'est pas drôle à voir un norvégien qui s'en veut de s'être trompé de cire. Mais rassurez vous, un norvégien ne part pas skier sans son matériel... Qui est au minimum un assortiment de deux cires plus une colle (en fait c'est une cire mais qui colle encore plus que les autres), un patin pour étaler la cire et une raclette pour l'enlever. Le choix de la cire dépend de la température extérieure, de la température de la neige et de son "âge" (si elle est fraîche ou vieille ... :) ). J'ai posé la question aux norvégiens qui m'entouraient. Et vous, avez vous beaucoup de types de cires différents ? La réponse était le plus souvent. Oh non, j'en ai juste 3 !

2. La pause des norvégiens au ski !
Un norvégien qui skie fait aussi de temps à autres des pauses. Et le contenu de l'en cas ne varie pas beaucoup : une orange (pour les écolos) ou du Solo (un soda type orangina) et du Kvikk Lunsj (littéralement "déjeuner rapide", c'est du chocolat au lait qui contient des gaufrettes croustillantes et une pointe de sel (Guillaume tu te souviens ? ) ).
La preuve ? En images ...           
Le solo dans la main droite, le Kvikk lunsj dans
la main gauche, les skis, la neige ...
La pause norvégienne d'hiver par excellence !





Une piste de ski normal !!!!!

Je suis montée tout là haut en janvier !!!
(cf 28-29 janvier)


dimanche 18 mars 2012

18 mars : Flash météo !

(En attendant plus amples détails sur les week-ends précédents !)
Il faut que je vous raconte ma journée. Ce matin, grand beau soleil, ciel uniformément bleu. La neige a disparu depuis presque une semaine, il faut vraiment chercher pour en trouver un peu ! Je décide donc de partir pour une promenade, au bord du fjord. Il fait presque 10°C, je me dis que je vais pouvoir imiter les français et m'asseoir en plein soleil, farniente quoi. C'est effectivement ce que j'ai fait avant que le ciel ne se couvre. Après les nuages est arrivée la pluie. Et après la pluie ... la neige ! Si, si ! Et puis, pas le désagréable mélange de pluie et de neige, non, non, de la vraie neige. Pendant presque 2 heures. Résultat ? Trondheim est de nouveau parée de blanc, les branches sont de nouveau surlignées de blanc. Fantastisk comme ils disent ici ! :)

A présent, la journée en images ! 






mardi 13 mars 2012

Samedi 25 février : Rørosmartnan !

Je suis sûre que le titre vous excite !!!! Comment ? Vous ne savez pas de quoi je parle ??? Mais c'est simple, Martnan c'est le marché- festival qui anime, tous les ans au mois de février, pendant 5 jours, la petite ville de Røros dans le Sør-Trondelag. Petite ville connue pour être une ville-musée parce que beaucoup de ses maisons sont inscrites au Patrimoine mondial de l'UNESCO et pour être une des villes les plus froides du Trondelag (d'autres disent de Norvège mais je ne les crois guère. La seule information qui paraisse fiable est la plus basse température relevée : -50,4 °C (ah oui quand même, c'est pas très chaud ...).).

Donc Røros. Pour ceux qui suivent, j'ai déjà survolé le sujet en racontant mon voyage vers le mariage de Grégoire et Noémi. Petite ville, ou village, située à deux heures et quelques de bus de Trondheim, près de la frontière suédoise :
Sur la route, pas mal de neige (ah bon ???) mais quand on arrive il fait soleil, chouette ! Nous allons d'abord aux anciennes mines de cuivre. Oui, parce que d'eux mêmes, les norvégiens ne s'étaient pas installés dans un coin si reculé et si glacé. Jusqu'au jour ou un intrépide chasseur d'élan trouva une pierre dorée comme l'or ... qui s'avéra être du cuivre. L'envie de réussir d'un allemand l'a poussé à monter son entreprise, à signer avec l'état norvégien un contrat lui donnant le droit d'exploiter les terres et les gens sur une surface de 80km de diamètre... Røros a été choisie comme ville de base par la présence d'eau pour faire tourner les moulins nécessaires pour produire suffisamment d'énergie pour la purification du minerai après son extraction. Et l'aventure a commencé !

Nous avons droit à une visite guidée des mines, son lot d'anecdotes et un petit tour sous terre...

Une ingénieuse roue à aubes / poulie qui peut
tourner dans les 2 sens pour descendre ou monter
selon le côté de la roue où l'eau tombe.
(cf schéma ci dessous)


De l'oxyde de cuivre (bleu !!!)



Bon je suis désolée mais les photos ne sont vraiment pas très nettes... C'était pourtant très joli, plutôt frais (moins que dehors pourtant, 4 ou 5 °C). Ils y font des concerts (pas plus de 25 minutes, après les spectateurs ont froid et n'écoutent plus), des mariages (super fashion le casque de sécurité sur la tête de la mariée !) et de temps en temps ils perdent des touristes (ça n'a pas été le cas pour nous...).

Puis nous avons repris le bus (après que 10 personnes se soient acharnées pour le dégager de la neige dans laquelle il s'était "enneigé" (embourbé ne me paraît pas approprié !), eh oui, ça arrive aussi en Norvège ! ). Au soleil la campagne enneigée est vraiment belle :




Le marché ressemble à toutes les foires françaises, à la fête de la châtaigne, du fromage, de la lavande, de l'amande ou du santon... sauf qu'en plus des chouchous on peut y trouver des peaux de rennes, des saucissons d'élan, des chaussettes norvégiennes, du gløgg ...  

Des slicer encore plus norvégiens que d'habitude !!!!

Des norvégiens pleins de fourrure ! (de la tête aux pieds)

Un tipi sami/restaurant/salle de concert
Les rues ( la rue) de Røros sont très jolies, maisons en bois colorées, neige sur les toits et sur la route, soleil pour couronner le tout !








L'intérieur de l'église ressemble à un théâtre ...
Et quand nous sortons, le temps est plus couvert. Les photos sont différentes !















Facile de rentrer chez soi, non ?


Une attraction locale : le tour en poney !

Et puis ensuite, nous sommes allés admirer une autre attraction locale :






Bon, je ne me suis pas laissée tenter par un tour en traîneau, les rennes avaient tellement l'air de s'ennuyer ... Et puis faire un tour de stade ce n'est pas des plus exaltants. Par contre, les norvégiens ont tout à fait compris la théorie de la publicité :
Après un dîner copieux (ragoût de renne) à 16h (eh oui c'est toujours la Norvège !), nous admirons le coucher de soleil, 
et reprenons la route !